Библиографическое описание:

Верма Е. С. Le problème d’alimentation dans les orphelinats à Vologda: l’étude de cas // Молодой ученый. — 2016. — №21. — С. 774-778.



L’article décrit le problème alimentaire dans deux orphelinats situés dans la ville de Vologda en forme d’une étude de cas. Il apporte un éclairage sur le statut des orphelins dans la ville provinciale en Russie dans le cadre de la loi de « Dima Iakovlev » adoptée en 2012 selon laquelle, à la suite des affrontements entre la Russie, les différents pays européens et les Etats-Unis, l’adoption d’enfants russes par les ressortissants étrangers est interdite. Par conséquent, beaucoup d’enfants étaient privés de leurs droits de retrouver la protection parentale propre et l’environnement familial à l'étranger. L’auteur souligne l’importance de la déinstitualisation des services publics modernes en Russie comme un system ineffectif.

Mots-clés : adaptation sociale, abandon, exclusion, alimentation, Russie, orphelinats, stigmatisation

В настоящей статье приведены результаты социологического исследования, проведенного в 2013 году в г. Вологда и посвященного организации питания в двух детских домах. В ходе исследования был выявлен ряд закономерностей, характерных для провинциальных детских домов и связанных со скандалом вокруг «закона Димы Яковлева». Основываясь на полученных данных о манипуляциях в системе питания и стигматизации подопечных детских домов, автор выступает за деинституционализацию существующей системы защиты детей, оставшихся без попечения родителей, и переход к более современным видам устройства сирот.

Ключевые слова: социальная адаптация, питание, сироты, Россия, детские дома, закон Димы Яковлева

The article outlines the results obtained during a field research conducted in 2013 in a provincial Russian city of Vologda. Multiple deep interviews with orphans and administrative staff of orphanages gave insight into nutrition problems of the children deprived of their right to find a family and environment abroad due to adoption of the Dima Yakovlev Law in 2012 as a response to sanctions against Russia. The author argues for the deinstitualisation of a currently ineffective orphanage system in Russia as compared to modern children protection practices.

Keywords: nutrition, social adaptation, exclusion, Russia, orphanages, stigmatisation

Introduction

Les droits des enfants pour l’alimentation suffisante sont aujourd’hui largement débattus. Les orphelins, ayant l’image des enfants négligés et exploités, ont obtenu une nouvelle image de victimes des parents étrangers avec l’adoption de la loi de « Dima Iakovlev » qui a été votée en Russie en décembre 2012 afin d’interdire aux citoyens américains l’adoption d’enfants russes. Cette loi a partiellement été une réponse politique à la loi américaine de Magnitski qui avait appliqué des sanctions financières et des restrictions aux visas contre les fonctionnaires russes soupçonnés d’être impliqués dans le décès d’un avocat russe Sergueï Magnitski — le symbole de la lutte contre la corruption dans les systèmes politiques.

Toutefois, du point de vue de sociologues russes, malgré la situation démographique choquante, de quelques rares catégories de population russe sont enclines à adopter des enfants abandonnées. En 2013, comme en rapporte VTSIO, le centre panrusse d’étude de l’opinion publique, 81 % de citoyens de la Fédération de Russie n’ont pas voulu s’occuper d’un enfant adopté [7]. En 2015, leur nombre a descendu jusqu’à 75 % [8]. Entretemps, le nombre des enfants orphelins en Russie comptait plus de 490,000 en 2015 [4]. Il serait utile, par ailleurs, de marquer qu’il n’y pas d’autres types d’établissements en Russie ni de formes alternatives assez répandues ou bien développées, e.g. des familles d’accueil ou l’adoption plénière.

Envisagée dans une perspective globale, la malnutrition des enfants dans les orphelinats est très commune et contribue à plus de la moitié de la mortalité infantile [10; 20]. D’ailleurs, il est impératif de mettre l’accent sur le fait que des nouvelles « Normes de croissance de l’enfant » de OMS qui a pour but d’évaluer la situation socio-économique et le type d’alimentation, n’ont pas été adoptées en Russie en 2011. Secondement, les sanctions européennes contre la Russie ont affecté le programme d’alimentation dans le pays important la plupart des produits, à cause de la faible production. Á cet égard, les villes provinciales souffrent le plus des conséquences de cette situation instable. La caractéristique hygiénique des orphelinats à Orenbourg [9] montre que la structure de la nutrition des orphelins est débalancée : une carence en un ou plusieurs éléments nutritifs, un manque de macro et microéléments influencent négativement le développement et la croissance des enfants. Parallèlement, le teneur en Vitamine E était 25,2, i.e. 2,5 fois plus élevé que la norme russe.

Finalement, il faut relever le manque d’études consacrées aux problèmes d’alimentation dans les orphelinats, surtout dans les cités russes. L’étude de cas essaie de combler ce vide en introduisant le cas des orphelinats de Vologda comme des institutions fermées [12] et donc représentatives au sens du concept de stigmatisation et l’exclusion sociale des enfants sans parents.

Contexte de l’étude

Cette étude de cas était inspirée par l’intérêt croissant autour des droits des enfants dans les orphelinats en Russie, en particulier leurs droits alimentaires et les pratiques de l’alimentation. En effet, l’auteur de cette étude a trois ans d’expérience de travail avec les orphelins à Saint-Pétersbourg, en l’ONG pour les enfants abandonnés nommée « Les parents de Saint-Pétersbourg ». Cela lui a fourni des informations actuelles sur l’état et le statut des enfants dans les institutions spécialisées. En conséquence, dans le cadre du stage sociologique, ce thème a été choisi pour suivre l’élaboration de ce problème.

Vologda est l’une des villes russes possédantes d’un très précieux patrimoine culturel avec plus de 220 monuments historiques. En 2016, sa population était estimée à 1 187 685 habitants (1 196 200 en 2013). C’est un grand centre industriel avec 153 entreprises en 2015 parmi lesquelles la première place est occupée par les entreprises de secteur énergétique (34,4 %), l’alimentation tient à la deuxième place (29,6 %) et les constructions mécaniques se sont placées à la troisième place (29,2 %). Les particularités de Vologda sont l’architecture de bois de l’ancienne Russie, la dentelle, l’architecture d’église et la peinture d’icônes. Pour le reste, c’est-à-dire la vie sociale et politique, elle ne diffère guère d’autres villes provinciales de la Russie. Á cette raison, Vologda convient bien pour étudier les relations entre la société et le marché dans un centre régional significatif de la Russie.

En 2014, comme les chiffres officiels montrent [5], plus de 5 200 orphelins habitaient à Vologda où il y a cinq orphelinats municipaux. Deux orphelinats, l’orphelinat de correction № 3 et l’orphelinat № 5, ont fait l’objet de cette étude. Le premier est destiné pour les enfants en arriération mentale et l’autre pour les enfants « normaux ». Afin de démarrer notre travail, nous avons d’abord reçu l’accord des directrices de l’orphelinat № 5 et № 3 pour la recherche sociologique.

Cette étude de cas a pour objet principal d’analyser la situation alimentaire dans les orphelinats de Vologda à la vue de la loi nouvelle adoptée par le gouvernement russe aussi bien que les réactions des structures de prise en charge des personnes étrangères pendant cette intervention sociologique.

Méthodologie

L’étude a été effectuée en trois étapes. La première étape – la revue de la littérature et des cadres théoriques existants. La deuxième étape comprenait la réalisation du travail de terrain à Vologda avec des enseignants du Collège universitaire français de Saint-Pétersbourg du 11 au 15 mars 2013, suivi par des visites des orphelinats municipaux. Les terrains sont été choisis pour cette recherche sociologique avec l’accord des directrices des institutions. Dans le cadre de cette deuxième étape, les entretiens avec les enfants et représentants de l’administration ont été réalisés par notre équipe. Quant aux directrices des orphelinats, trois entretiens individuels ont été menés avec chacune d’elles. Finalement, la troisième étape a été consacrée á l’analyse des résultats du stage au terrain. Le stage de terrain a été porté sur l’échantillon de deux orphelinats, le nombre de répondants était 14 personnes, dont neuf enfants (cinq garçons et quatre filles), trois directrices et deux représentants administratifs. Les résultats sont présentés en forme d’une étude de cas parce que cet outil de recherche permet d’analyser le cas particulier dans le contexte empirique. D’autre part, cette méthode écarte un contact direct du chercheur avec des participants et « le terrain », comme le souligne Hamel [16, p. 40].

Principaux résultats

  1. Les effets de la malnutrition pourraient signifier la relation très forte entre le développement physique et psychologique chez les enfants. Il est dû en partie au fait que les personnels réussissent à nourrir les enfants pour la somme de 145 roubles par jour parce qu’ils commettent des diverses truques de manipulations des normes, notamment ils substituent les produits chers et de bonne qualité par ceux moins chers et moins bons pour la santé ; ils manipulent des produits obligatoires pour suivre les normes ; ils refusent d’acheter les aliments traditionnels préférés par les enfants, ceux qui sont assez chers et considérés comme supplémentaires ; ils dissimulent le manque des produits grâce à la solidarité mutuelle. Aussi, dans les deux orphelinats il y a une possibilité de cultiver des légumes pour se fournir aux besoins alimentaires ce qui est une tradition soviétique. Cette initiative fait habituer les enfants au travail physique. Les orphelins plantent et récoltent eux-mêmes.
  2. Les visions des directrices et des enfants sont opposées. Il y a une contradiction entre les mots des personnels et des enfants. Par instance, les adultes ont raconté en plusieurs reprises de l’affection dont les enfants partagent pour les randonnées touristiques et la nourriture au feu de camp. Toutefois, tous les adolescents interviewés ont avoué qu’ils le détestaient.

Olga : « L’été dernier on m’a obligé de participer à l’une des randonnées que je déteste ». « Pourquoi ? » « Je ne sais pas... C’est pas bien... C’est toujours inconfortable... Fatigant... Ennuyeux ». [Ici et ci-après traduit de russe vers français par V. Pavlova]

Néanmoins, les directrices affirment le contraire. Cela invite donc à penser qu’il y une rupture entre les adultes et les adolescents à niveau de leur compréhension et interprétation des activités dans les orphelinats aussi qu’à niveau de leur alimentation.

  1. Toutes les organisations d’instruction officielles en Russie ont le fondateur qui peut souvent être le gouvernement du pays, le gouvernement de la ville et la région, et ses représentants. Mais le rôle de médiateur est mal compris par l’administration des orphelinats, des aides (les sponsors et bénévoles), et par le représentant lui-même. Il n’y a aucune possibilité et des initiatives de côté du représentant en dépit des orphelinats tâchent de changer la situation. Nous avons eu deux rencontres avec le représentant de l’administration d’instruction K. Selon lui, la norme de 145 roubles ? était établi pour la région de Vologda par la loi 703 [3]1. Il ne savait pas comment c’était calculé : « Peut-être, il s’est fondé sur le minimum vital. C’est le département de l’instruction publique qui prend un parti ».

Observatrice : Est-ce qu’il y a la possibilité de changer cette norme ?

K. : Nous ne sommes pas autorisés à faire ça.

Observatrice : Mais comment peut-on s’adresser au département d’instruction et trouver la solution ? Et les orphelinats, s’adressent-ils en quelque manière ?

K. : Non, ils ne s’adressent en aucune manière, et je ne sais pas comment on peut résoudre ce problème. C’est l’état qui effectue un financement, et c’est l’administration de la région de Vologda qui établit les normes.

Evidemment, il y a le manque de compréhension du rôle du représentant et ses obligations parce que, en effet, la directrice de l’orphelinat № 5 s’est adressée au représentant afin de déposer les propositions d’améliorer le système.

La source principale de la coopération et de l’argent, les sponsors, est exclue de ces relations : l’administration des orphelinats cherche les sponsors elle-même, sans soutien gouvernemental. K. disait que « ces choses passent sans notre attention ». Pourtant, de temps en temps, les sponsors et les bénévoles peuvent rappeler des fondateurs pour proposer le programme de sponsorisation, et le représentant est un médiateur entre les orphelinats et ceux qui veulent les aider. En tout cas, c’est la directrice de l’orphelinat qui établit les priorités : de mieux nourrir les enfants ou faire des réparations.

  1. Tous deux orphelinats sont des institutions très fermées ne laissant pas d’autres personnes accéder ni changeant sa routine. Il s’agit donc d’une rupture avec la vie antérieure mais aussi avec la vie à l’extérieur parce que c’est la vie contrôlée : le temps de travailler, de se distraire, de dormir et de manger sont réglables. Tous les enfants seront logés à la même enseigne et on traquera sans pitié cette part d’individualisme et de liberté qui se manifeste notamment par l’allure et les préférences alimentaires. Les personnes sont recensées en « bloc » donc, ne communiquent pas ou communiquent très peu avec les gens du monde externe. A l’extérieur des institutions, les enfants souffrent considérablement du stigmate social et culturel, simplement dû au fait qu’ils viennent de l’orphelinat. Et en fait, c’est également vrai pour les directrices, les éducatrices et les représentants de l’administration. Il n’y a pas aucune interaction significative entre ce monde de l’orphelinat et le monde extérieur. En conséquence, cette exclusivité détermine l’absence de la position de ces enfants dans l’espace social : il faut souligner que ni l’administration ni le gouvernement n’ont pas une stratégie pour inclure les enfants de 18 ans, l’âge quand ils sont obligés de quitter l’institution. Il ne faut pas s’étonner que des orphelins s’inquiètent par rapport aux futures difficultés d’intégration sociale, culturelles, professionnelles et familiales.
  2. La communication entre les enfants et les directrices est bonne mais en même temps elle est marquée par la hiérarchie très rigoureuse : malgré le fait que la violence physique n’en existe pas, il y a néanmoins la pression morale parce que les personnes interviewées, les enfants et les représentants ne pouvaient pas s’exprimer librement, sans autorisation des directrices.

Discussion

Le but de l’article présent était de décrire le schéma de l’alimentation dans les orphelinats de Vologda, la perception des enfants et de l’administration des personnes étrangères, la stigmatisation des orphelinats dans le contexte russe. La notion générale est que l’alimentation des enfants dans les orphelinats de Vologda est marquée par de multiples ruptures. Apres que la pratique internationale de l’adoption dans lequel participent beaucoup de pays a été interdite, la nouvelle législation de la Russie n’offre pas aucune alternative à contre-courant des tendances du XXIe siècle.

Tout d’abord, le système de repas est une institution spectaculaire qui a évolué rapidement ainsi que d’autres institutions sociales à la vue de la globalisation au cours des dernières décennies du siècle. Comme le démontrent les études de Herpin [17] et de Saint Pol [14; 15], l’évolution socio-économique, l’urbanisation, les conditions écologiques et les défis technologiques ont changé l’horaire du repas, des choix d’aliments par introduisant une « déstructuration » de la structure alimentaire traditionnelle : les occupations modernes, avec des femmes travaillants et beaucoup de gens mangeant seuls, se rendent incompatible avec la plupart des traditions anciennes. Par conséquent, la structure de cuir ensemble toutes les soirées, l’exclusivité dans le choix de plats, l’alimentation équilibrée sont devenues un élément du passé étant replacées par des aliments-camelote. Cela étant dit, les orphelinats de la Russie suivent bien la tradition de repas ancienne en fixant le temps pour prendre le repas et comptant des calories. Mais, comme les entretiens avec des enfants montrent, ils veulent ce qui est interdit, par exemple, des hamburgers ou petit-suisses, pour se sentir enfants « normaux » et surmonter le stigma alimentaire.

D’ailleurs, la société russe traduit une attitude négative vers les enfants d’orphelinats qui est principalement attribuable à une « hérédité mauvaise » car la plupart des gens croient que ces enfants ne peuvent devenir rien que des hommes en marge. C’est la stigmatisation de premier ou second types [13]. En Russie, à la base de cette idée il y a trois raisons : en premier lieu, des orphelins prennent très vite conscience qu’ils ont quand même un défaut parce qu’ils n’ont pas des parents ; deuxièmement, ces enfants ont habituellement des troubles du développement psychomoteur et une déficience des fonctions cognitives ; et enfin, le personnel en charge de l'orphelinat, des adultes, des personnes du milieu de garde fourniront aux enfants un retour d’information clair sur leur statut des enfants « différents » [6, p. 212]. Le résultat visible de ces ruptures avec l’espace social est l’exclusion, à la manière des mécanismes qui agissent pour détacher les certains groupes des courants sociaux dominants [11, p. 202].

Il est important d’ajouter les implications analysées par des chercheurs britanniques [18] qui ont démontré que deux facteurs, notamment les ressources éducatives et culturelles et la résistance sociale, constituent les conditions de l’inclusion efficace dans la société et dans l’économie. Jackson & Martin [18] font valoir qu’il ne faut pas observer l’exclusion sociale comme un phénomène statistique parce que les adultes, eux aussi, connaissaient difficultés d’intégration après être sortis des services de soins. Les auteurs suggèrent l’idée que le succès en éducation est un facteur déterminant pour la participation à la société civile.

Conclusion

Cette petite recherche offre l’opportunité de comprendre la situation actuelle autour l’enfance des orphelins en Russie. Comme les données ont montré, le système des orphelinats se caractérisent par des phénomènes tels que la préservation de la culture alimentaire traditionnelle par opposition à la culture moderne de repas, la peur de tous ce qui est étranger ou vient du monde extérieur, la stigmatisation des orphelins forte et la fermeté de la structure des orphelinats. Ce dernier désigne donc la formulation d’une rupture entre le monde des orphelinats en Russie et la société soi-disant « normale ». Cette rupture est très encouragée par les efforts faits par le gouvernement en forme des politiques publiques. Quant à 2016, aucune action n’a été prise pour améliorer l’état des enfants ou leur alimentation. Par conséquent, cette rupture résulte une stigmatisation qui dépasse la notion du repas et des caractéristiques alimentaires.

Finalement, cette étude de cas argumente pour la dysfonctionnalité des institutions russes face à la mondialisation et l’évolution moderne des habitudes alimentaires. Des pratiques actuelles du gouvernement russe semblent d’avoir pour objectif de contribuer plus à l’exclusion sociale, mais pas à l’intégration des enfants abandonnés. Sur ce point, la meilleure description que l’on puisse en faire est la situation d’anomie en sens de Durkheim, i.e. les normes existants ne correspondent pas aux normes du XXIè siècle [19]. Cela donc dit qu’il est impératif en fonction de rapport à l’objet étudié d’entreprendre un processus de déinstitualisation des services publics existants et introduire des nouvelles formes d’aide aux enfants abandonnés comme familles d’accueil.

Notes

  1. Trois ans après, en 2016, cette loi a été supprimée mais la norme de 145 roubles par jour pour l’alimentation des enfants abandonnés n’était pas modifiée. Une série de changements [1 ; 2] a eu lieu dans le domaine législatif de Vologda avec l’introduction des modifications No. 447 sur l’amendement de certains arrêtés du Gouvernement de la Fédération de Russie, mais pas la norme. C’est particulièrement triste compte tenu que le taux d’inflation a plus que doublé, de 6,5 % en 2013 à 12,9 % en 2015.

References:

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  2. О мерах воздействия на лиц, причастных к нарушениям основополагающих прав и свобод человека, прав и свобод граждан Российской Федерации [Текст]: Федеральный закон от 28 дек. 2012 № 272-ФЗ // Собрание законодательства РФ. – 2012. – № 53 (ч. 1), ст. 7597.
  3. Об утверждении норм материального обеспечения детей-сирот и детей, оставшихся без попечения родителей, лиц из числа детей указанных категорий, а также обучающихся (воспитанников) образовательных учреждений, имеющих право на социальную поддержку [Электронный ресурс]: Постановление Правительства области от 21 июля 2006 года N 703 // URL: http://docs.cntd.ru/document/428563921 (дата обращения: 01.10.2016).
  4. В России сокращается количество детей-сирот [Электронный ресурс] // Министерство образования и науки РФ. – 01.06.2016 – URL: минобрнауки.рф/новости/8330 (дата обращения: 17.10.2016).
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