Библиографическое описание:

Курамаева И. Les Amazones dans la civilisation antique: la puissance d’une société féminine, mythe or réalité? // Молодой ученый. — 2016. — №19. — С. 590-595.



Les Amazones, ces femmes guerrières, en supprimant de leur société minoritaire les hommes, nous surprennent par leur existence mythique durable et leur popularité fabuleuse sur les scènes littéraires et artistiques. Connue sous l’image d’une femme guerrière mutilée d'un sein, gouvernée par une reine, l’Amazone ne peut guère prétendre n'être étudiée que sur le point de vue idéologique. Quelles sont les raisons de la popularité du mythe des Amazones? Est-ce que l’intérêt vient de l’évocation du rapport entre les femmes et les hommes, notamment dans la société dans laquelle leurs rôles sont renversés? Ou bien, est-ce la transformation de leur corps, la mutilation du sein, qui serait la raison de cet intérêt envers elles? Sinon, est-ce que ce ne pourrait pas aussi être leur étrangeté ou leur «barbarisme», opposé à la civilisation grecque, qui nous fait nous intéresser à ce mythe?

Mots-clés: mythe, les Amazones, Hérodote, Diodore de Sicile, Strabon, les Scythes

The Amazons, the women warriors, who excluded the men from their minor society, surprise us by their mythical sustainable existence and their fabulous popularity on the literary and artistic fields. These warriors were known under the image of one-breast women, governed by a queen, so that they can hardly claim to be studied from the ideological point of view. It is interesting to study the reasons of the popularity of the myth of the Amazons. Does the interest come from the special attitude of women warrior to the men, in particular, their society where the roles of men and women are reversed? Or, is it possible that the transformation of their body, the mutilation of the breast, would be the reason of this interest to them? Otherwise, are we interested in this myth because of their civilization opposed to Greek civilization and described as strange and barbaric?

Les Amazones, ces femmes guerrières excluant les hommes de leur société, ces femmes pouvant combattre les hommes durant la bataille, ces femmes à la beauté suprême et au courage extrême, ont-elles vraiment existé? Cette société de femmes qui s’oppose à la société «normale» ordonnée par les hommes en Grèce, était-elle imaginaire pur des Grecs ? Bien que cette société soit minoritaire et d’une existence courte, les Amazones sont d’une popularité extravagante dans les milieux littéraires et artistiques. Pour quelles raisons le mythe des Amazones est-il si populaire?

Pour répondre à ces questions, il faut s’intéresser aux sources décrivant les Amazones. Les récits antiques, tels que les récits d’Hérodote, de Diodore de Sicile, et de Strabon, nous renseignent sur les histoires des Amazones. Leurs œuvres (Histoires d’Hérodote, Bibliothèque historique de Diodore et Géographie de Strabon) seront les références sur lesquelles nous nous appuyons pour découvrir l’identité de cette société exclusivement féminine. En nous intéressant aux origines probables du mythe à travers les récits antiques, nous pouvons aborder la question de l’attitude des Grecs envers les Amazones.

Selon la mythologie grecque, les Amazones descendaient d’Arès, dieu de la guerre, et d’Artémis, déesse de la virginité et de la force féminine. Elles habitaient au bord du fleuve Thermodon en Anatolie (Turquie actuelle) et y fondèrent la ville de Themiscyre[2, p.23]. Ces femmes exerçaient des pratiques guerrières et se mutilaient le sein droit pour pouvoir mieux tirer à l’arc et lancer le javelot. Leur société a été gouvernée par une reine qui était remarquée pour son héroïsme éblouissant au combat. À part la ville de Themiscyre, plusieurs villes en Anatolie ont été fondées par les Amazones, telles que Myrina, Sinope ou encore Smyrne.

Non seulement l’existence des femmes guerrières est contestable pour les chercheurs, mais l’utilisation même du terme «Amazones» pour désigner ces femmes alimentent plusieurs réflexions autour de l’origine du terme. Selon l’étude philologique menée sur l’étymologie du terme «amazone», il existe un grand nombre d’hypothèses différentes qui expliquent l’origine du terme. Afin de serrer la cellule de l’étude pour notre recherche, nous allons nous concentrer sur trois étymologies possibles du terme qui pourront constituer trois parties de l’article. La première étymologie est tirée du récit d’Hérodote qui les appelle oiorpata, ce qui veut dire «tueuse d’hommes» dans la langue des Scythes, peuple nomade de la steppe européenne. La deuxième explication revendique le terme dérivé du persan «ama+zan» qui signifie «femme puissante». Et finalement, la troisième étymologie est issue du grec «a+mazos», qui veut dire «sans sein», et est liée à la mutilation du sein droit des Amazones. Ces trois explications probables, mentionnées précédemment, nous amènent à trois caractéristiques attribuées aux Amazones par les Grecs: tout d’abord, une société où les hommes sont exclus de leur compagnie; ensuite, les Amazones sont «barbares» ou «étrangères» et enfin, elles sont mutilées d’un sein. La diversité de la racine du terme «amazone» nous permet de découvrir l’attitude des Grecs envers ces femmes.

Les Amazones et les hommes

Puisque cette société de femmes opprimait les hommes, il est intéressant d’aborder la question de l’identité des femmes guerrières et leur rapport aux hommes à travers les textes anciens.

Pour la première fois le terme «amazone» fut mentionné dans l’Iliade d’Homère où elles sont qualifiées d’égales aux hommes: Amazonesantianeirai (Iliade, 3.188–189). Cependant Histoires d’Hérodote nous offrent plus de détails sur cette communauté féminine. Il appela les Amazones «oiorpata» (Hérodote, Histoires, IV, CX), terme dérivé de la langue scythe, qui signifie «tueuses d’hommes [4, p.11]». De cette désignation, on peut s’interroger sur les rapports des Amazones avec les hommes. Est-ce qu’elles les faisaient mourir ou bien les écartaient-elles simplement de la société?

Selon Hérodote, les Amazones sont des femmes qui montent à cheval, qui tirent de l’arc et lancent des javelots, des femmes qui n’ont pas appris les travaux domestiques associés généralement au rôle féminin. (Histoires, IV, CX-CXVII). Il n’y a pas de mention spécifique à l’absence des hommes, mais puisque toutes les activités masculines sont réalisées par les femmes, nous pouvons supposer que les hommes étaient anéantis, au moins au sens figuré.

Selon Diodore, la reine des Amazones qui fonda cette nation de femmes guerrières «contraignit les hommes à filer la laine et à se livrer à des travaux de femmes». Il va même plus loin, en disant que la reine fit des lois selon lesquelles les hommes étaient «tenus dans l’humiliation et l’esclavage» (Bibliothèque historique, II, XLVI). Même si les hommes ne sont pas exclus, il faut néanmoins admettre que les rôles des femmes et des hommes se soient inversés dans cette société de même que leurs tâches.

Les Amazones ne fréquentaient les hommes qu'une fois par an, dans le seul but d'assurer la reproduction. Elles gardaient seulement les filles issues de ces unions, les garçons étaient soit tués, soit renvoyés à leurs pères. Strabon dans sa Géographie parle aussi des Amazones qui s’unissaient avec des Gargaréens (le peuple voisin) pour la procréation. Afin d’être mères, les Amazones sortaient de leur pays au printemps pour aller à la rencontre de ce peuple voisin. Les Gargaréens, «de leur côté, suivant un ancien usage, ne manqu [ai]ent point d’y venir» (Géographie, XI, 6). Durant deux mois ils avaient des unions libres, c’est-à-dire que ni les Amazones, ni les Gargaréens ne choisissaient avec qui s’unir. Une fois que les Amazones atteignaient l’objectif, c’est-à-dire après être tombées enceintes, elles s’en séparaient. Et, également selon Strabon, les Amazones ne gardaient que les filles nées de ces unions, elles retournaient les enfants mâles à leurs pères afin qu’ils puissent être élevés, «et nul, parmi les Gargarenses, ne refuserait de recevoir un de ces garçons dans sa famille, chacun d’eux ignorant si ce n’est pas en effet son propre fils». (Géographie, XI, 6) Les Amazones comme mères se différenciaient des autres mères par l'attachement particulier à leurs filles et leur attitude sévère envers leurs fils. Cette cruauté a été bien marquée par le texte de Diodore de Sicile. Il nous signale que les Amazones «estropiaient, dès l’enfance, des jambes et des bras» des enfants mâles, afin qu’ils ne puissent plus être aptes aux services militaires.

Pour conclure brièvement ce qui vient d’être dit, selon Hérodote et Strabon, les Amazones excluaient les hommes. Selon Diodore, en revanche, elles mutilaient leur corps pour qu’ils ne servent pas dans l’armée. Ils n'étaient toutefois pas exclus, bien au contraire, ils étaient tout à fait présents, en tant qu'esclaves.

Les Amazones «barbares»

Du point de vue social, les Amazones sont une société gynécocratique opposée au modèle grec où la place des femmes était au foyer. Pour les Grecs, tout ce qui est étranger au mode de vie grec ou à la culture et aux traditions grecques, est donc considéré comme «barbare». Les Amazones n’étaient donc pas expulsées de ce système mais étaient étrangères, c'est-à-dire en dehors de la communauté grecque. Comme Strabon le souligne: «à l’égard des Amazones, nos modernes, comme les anciens, ne racontent que des choses toutes étranges, toutes incroyables» (Géographie, XI, 6).

Si nous constatons que les Amazones sont des étrangères, nous pouvons aussi penser que le terme qui désigne les Amazones est issu d’une langue étrangère. Une autre explication du terme est dérivé cette fois-ci du persan «ama-jan», «ama-zan» qui signifie «femme puissante[4, p.9]» existe également. Ce modèle oriental s’appuyait également sur les vêtements des Amazones. Elles sont représentées avec des habits de style oriental sur les vases de céramique datant de l’Antiquité, portant par exemple, une sorte de pantalon ou de collant (Figures 1 et 2).

A. Mayor dans son œuvre reprend justement la question liée aux habits des Amazones, et parle du pantalon. S’intéressant à l’origine de l’invention du pantalon, Mayor revendique une attitude négative de la part des Grecs au pantalon. Elle essaie ensuite d’aborder les raisons de cette haine contre le pantalon et en propose certaines [6, p.519]. Tout d’abord le pantalon est un signe d’égalité. Les hommes et les femmes habillés d’une manière presque identique signifient l’influence que l’habit peut porter sur le comportement de la femme. Elle se sentirait l'égale de l’homme. Il est même probable que l'apparition de la notion d'égalité soit contemporaine au port du pantalon. Ensuite, le pantalon a été probablement inventé par une femme. Tout ce qui est inventé par les femmes ne convenait pas aux hommes. Et finalement parce qu'il était un signe d’étrangeté pour les Grecs puisqu’ils n'en portaient pas eux-mêmes.

Une autre hypothèse de l’origine probable serait un terme formé du grec «a+maza» qui veut dire «sans pain». Les Grecs se nourrissaient des fruits de l’agriculture, et les Amazones de la chasse, donc, de la viande. Le terme «sans pain» signale donc l’activité principale des Amazones. Un signe, de nouveau, de l’étrangeté attribuée aux Amazones. Cette signification montre clairement l’attitude que les Grecs ont envers les Amazones: elles sont définitivement en dehors de la société grecque.

Les amazones ont-t-elles un seul sein?

Une des explications probables de l’étymologie du terme «amazone» vient du grec «a-mazos» qui signifie «sans sein» et qui inspira plusieurs récits étranges sur l’absence ou la brûlure d’un sein chez les Amazones dans le but de mieux tirer de l’arc et lancer le javelot.

Hippocrate dans son œuvre Airs, eaux, lieux (IVe siècle av.J.-C.) a mentionné pour la première fois la brûlure de la mamelle droite chez les femmes sauromates[1]. Elles brûlaient le sein droit des jeunes filles avec un outil en fer [6, p.191–208]. En revanche les dessins sur céramique des Amazones ne les représentent jamais sans celui-ci mais au contraire le dévoile (Figure 3). Un paradoxe bien étonnant, donc, car la plupart des textes anciens mentionnent cette mutilation spécifique pour les pratiques guerrières. Selon Strabon, les Amazones se brûlaient la mamelle droite depuis l’enfance pour avoir un bras libre pour des exercices guerriers, surtout pour le lancement des javelots. De même pour Diodore, les Amazones brûlaient le sein droit aux filles pour qu’elles puissent se sentir libres dans le combat. C’est pour cette raison, qu'ils les appelèrent «Amazones» (Bibliothèque historique, II, XLVI).

Les études menées sur la mutilation du sein essaient d'apporter des explications pour cette transformation du corps. Si nous le résumons, nous pouvons expliquer brièvement deux explications possibles: premièrement, il existe des traditions de mutilations chez les peuples d’Afrique de l’Est et du Sud [6, p.90]. Les femmes brulaient le sein droit à leur fille à l’aide d’un outil en fer pour diminuer pour elles le risque de viol. Lebedynsky, pour sa part, expose une deuxième explication, celle d’une tradition qui existe chez les peuples du Caucase (notamment, chez les Tcherkesses), selon laquelle les filles portaient dès l’âge de six ou sept ans, un corset qui empêchaient l’agrandissement des seins. Cette information nous est donné par le journal de voyage de l’orientaliste allemand Julius Klaproth (1783–1835) intitulé Voyage au mont Caucase et en Géorgie. Selon Lebedynsky, les Grecs ayant découvert cette tradition, l’appliquèrent aux Amazones et suggérèrent l’absence du sein [5, p.76].

L’origine des Amazones: incarnation du peuple scythe?

Comme pour tous les mythes, dans la science littéraire et mythologique, nous cherchons l’origine de tel ou tel mythe. Pour cette étude actuelle, nous essayons d’appliquer cette méthode et de comprendre d’où vient le mythe des Amazones. En traversant l’histoire du peuple occupant le territoire présumé des Amazones, nous avons constaté l’existence des femmes dites guerrières en Scythie, que l’archéologie a d’ailleurs confirmé par les découvertes de tombes féminines armées. Les Scythes étaient des tribus nomades et semi-nomades de rameau indo-européen, habitant sur le territoire de la mer Noire et du Caucase. Les hommes et les femmes étaient experts d’équitation, ils s’entraînaient ensemble à chasser et à défendre leur territoire et leur tribu. Ils s'habillaient de manière similaire. Il est donc probable que les Amazones soient l'incarnation des femmes Scythes exerçant des pratiques guerrières.

Quant aux sources antiques, Diodore revendique justement le lien entre les Amazones et les femmes Scythes qui, comme les hommes, «s’habituent aux fatigues de la guerre, auxquels elles ne cèdent pas en valeur». (Bibliothèque historique, II, XLVI) En nous informant que le roi perse Cyrus fut tué par une reine scythe, Diodore dit que «c’est là que s’est formée la nation des Amazones». (Bibliothèque historique, II, XLVI) Leur race fut détruite après la mort de la dernière reine des Amazones Penthésilée dans la guerre de Troie. Pendant cette guerre, les Amazones étaient aux côtés des Troyens. Penthésilée «fut la dernière Amazone renommée pour son courage; ce qui restait de cette nation a fini par disparaître entièrement. C’est pourquoi, lorsqu’on parle aujourd’hui de l’histoire antique des Amazones, on croit entendre des contes forgés à plaisir» (Bibliothèque historique, II, XLVI). Hérodote est du même avis que Diodore sur l’existence de cette communauté, car pour lui, «la nation a véritablement existé; mais sa manière d’exister étant très précaire, elle a bientôt été éteinte».

Une idée similaire en ce qui concerne l’origine des Amazones descendant des Scythes se trouve dans Histoires d’Hérodote. Le récit expose l’histoire des jeunes Scythes qui se sont unis aux Amazones, et qui formèrent plus tard une autre nation appelée Sauromate (plus tard appelée Sarmate) (Histoires, IV, CX-CXVII). Suivant le texte, les Grecs affrontèrent les Amazones et capturèrent un grand nombre de femmes guerrières pour les apporter chez eux en trois bateaux. Sur les bateaux, les Amazones éliminèrent tous les Grecs, mais puisqu’elles ne savaient pas naviguer, elles dérivèrent sur la terre des Scythes. Elles s’unirent avec les jeunes Scythes et formèrent une nation Sauromate. Même en formant une famille, elles gardèrent leur tradition: elles montaient à cheval, elles allaient à la chasse, tantôt seules, tantôt avec leurs maris. Elles les accompagnaient également à la guerre, et portaient les mêmes habits qu’eux.

L’existence d’une telle société comme celle des Amazones est remise en doute par certains auteurs antiques. Par exemple, Strabon, de son côté, reste sceptique sur l’existence des Amazones: «[…] comment croire que, soit une armée, soit une tribu, soit une cité, composée de femmes sans homme, aura pu, non seulement se perpétuer dans son propre district, mais envahir des pays étrangers; et qu’après avoir subjugué ses voisins, ne se contentant point de parcourir tout ce qui s’appelle maintenant l’Ionie, elle aura envoyé un corps de troupes au-delà des mers, jusque dans l’Attique! C’est comme si l’on disait qu’au temps où les femmes étaient des hommes» (Géographie, XI, 6). Le fait que les femmes puissent non seulement faire la guerre, mais également la conquête d'autres pays reste, aux yeux de Strabon, peu probable.

En ce qui concerne l’histoire, Iaroslav Lebedynsky fait allusion aux femmes guerrières chez les Scythes, Sauromates (Sarmates), Alains en Europe, Saces et Massagètes en Asie. Les tombes féminines à armes trouvées en Russie, en Ukraine et en Asie centrale semblent avoir ressuscité le mythe des Amazones.

Chez la plupart des peuples nomades antiques de la mouvance «scythique» iranophone, puis chez divers nomades de langue altaïque, il a existé des femmes armées et des guerrières qui ont effectivement combattu. Des textes l’affirment, l’archéologie le conforme, des légendes la rappellent. Ce phénomène est particulièrement bien documenté chez les Sauromates puis les premiers Sarmates, que les auteurs classiques ont associés — au plus tard à partir de la Ve av. J.- C. — à la légende des Amazones [4, p.21].

D’après les statistiques faits par Bouniat (1981) exposés par Lebedynsky, sur les tombes des IV-IIIe siècle av.J.-C., les armes figurent de 27 à 29 % dans les tombes des femmes [4, p.40].

Pour conclure, le mythe des Amazones reste encore à approfondir, mais leur popularité pourrait être expliquée par le fait qu’une figure amazonienne devient l'intermédiaire entre l’homme et la femme, le héros et l’antihéros, la sauvagerie et la civilisation. Toutes ces contradictions qu’évoque l’Amazone surgissent des intérêts de la part des chercheurs de nombreux domaines scientifiques: littérature, histoire, ethnographie, archéologie et beaucoup d’autres. D’après les textes antiques, on pourrait tirer l'affirmation que les Amazones n’étaient pas Grecques, mais qu'elles étaient d’un autre monde que l’on qualifierait de monde à l’envers. En ce qui concerne l’origine du mythe, il est tout à fait possible que les Amazones soient l'incarnation d'un peuple guerrier. Il ne faut néanmoins pas exclure l’influence des mythes et des légendes autres que grecs qui pourraient s'assimiler à leur culture et s'en être inspiré.

Fig. 1. Guerrier grec luttant contre une Amazone, Musée du Louvre, G 501,Pélikélucanienne, vers 350 av. J.-C.Photo  Gérard Blot (disponible sur http://www.cndp.fr/archive-musagora/amazones/fichiers/cerarouge.htm)

Fig. 2. Amazone portant un pantalon, vers 480–470 av. J.-C., Princeton University Art Museum, Karl Otto von Kienbusch Jr. Memorial Collection Fund, 1984–12. Photo Bruce M.White (exposé dans l’œuvre d’Adrienne Mayor, The Amazons: lives and legends of warrior women across the ancient world, Princeton, N. J., Princeton University Press, 2014, p. 191)

Fig. 3. La reine des Amazones Mélanippé, une mosaïque byzantine. Photo  Pasquale Sorrentino (exposé dans l’œuvre d’Adrienne Mayor, The Amazons: lives and legends of warrior women across the ancient world, Princeton, N. J., Princeton University Press, 2014, p.126)

References:

  1. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, Tome I, Livre II, trad. Ferdinand Hoefer, Paris, Charpentier, 1846, 350.
  2. Michael Grant, John Hazel, Dictionnaire de la mythologie, trad. Étienne Leyris, Paris, Tallandier, 2010, 384 p.
  3. Hérodote, Histoire d’Hérodote, Tome VI, trad. Pierre-Henri Larcher, Paris, G. Charpentier & Cie, 1889, 688 p.
  4. Iaroslav Lebedynsky, Les Amazones: mythe et réalité des femmes guerrières chez les anciens nomades de la steppe, Paris, Éditions Errance, 2009, 125 p.
  5. IaroslavLebedynsky, Témoignages anciens sur les Tcherkesses: les Adyghés-Tcherkesses-Kabardes à travers les récits des voyageurs occidentaux, XVIe-XIXe siècles, Paris, L’Harmattan, 2009, 158 p.
  6. Adrienne Mayor, The Amazons: lives and legends of warrior women across the ancient world, Princeton, N. J., Princeton University Press, 2014, 519 p.
  7. Strabon, Géographie de Strabon: traduite du grec en français, Volume IV, Livre X, Paris, Imprimerie royale, 1814, 406 p.

[1] Sauromates – peuple scythique de la steppe, iranophone, habitant dans la région entre le Don et l’Oural.

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